Les handicapés mentaux vivent en 1963 !

J’ai cherché haut et bas pour un “mentor historique” ou une inspiration pour m’aider à exprimer mes pensées. J’ai limité ma recherche aux 20e et 21e siècles. Tout ce qui précède ne semblait pas pertinent pour le message que je voudrais transmettre.
Après des jours de recherche, je crois avoir trouvé. C’est un discours qui m’a frappé et m’a déconcerté. C’est le fameux discours du Dr. Martin Luther King; “J’ai un rêve”, du 28 août 1963.

Avant d’aller plus loin, je veux dire très clairement que je ne suis pas et n’oserais pas comparer son combat, sa cause à la nôtre et que je ne me compare pas à lui de quelque façon que ce soit. Je ne fais référence à son texte phénoménal comme une ligne directrice d’inspiration.

J’ai aussi un rêve : nous, les malades mentaux, nous serons traités et considérés comme les autres dans la société.
La maladie mentale n’a pas de couleur, pas de race, pas de sexe, pas de préférence sexuelle ou statut économique social.
Elle frappe sans discrimination et pourtant nous sommes discriminés.
Je lisais le fameux discours du Dr King qui m’a donné l’inspiration que je cherchais. Leur bataille n’a rien en commun avec la nôtre. Mais il m’est apparu que, si le Dr King était capable de faire bouger une nation et d’avoir l’impact qu’il a eu, en affrontant la violence, une ségrégation unilatérale. Se battre pour une bataille qui semblait impossible à gagner. Il l’a fait. Il a payé le prix le plus élevé, mais il l’a fait. S’il l’a fait pour une cause beaucoup plus risquée et apparemment impossible à réaliser alors pourquoi ne pouvons-nous pas le faire pour la nôtre.
La société d’aujourd’hui ne nous accepte pas. Si vous avez le temps et l’intérêt de lire son discours, je crois que vous serez d’accord avec moi pour dire que nous vivons encore dans les années 60 en ce qui concerne nos droits.
Ce n’est pas en organisant des séminaires tenus par des soi-disant médecins ou d’autres journées de sensibilisation bidon et des discours inutiles que nous accomplirons quoi que ce soit. À mon avis, comme je l’ai déjà dit dans des articles précédents, ceci nous fait plus de mal que de bien.
Pourquoi n’avons-nous pas un séminaire bipolaire où seuls les bipolaires peuvent venir ainsi que d’autres malades mentaux ? Mme Zeta-Jones et M. Dreyfuss sont bien sûr les bienvenus.
Les malades mentaux ont été maltraités, réduits au stade végétal et gardés derrière des portes verrouillées, victimes de tortures mentales et tout cela a été gardé sous le tapis pendant trop longtemps.
On m’a dit qu’une célèbre clinique de la région française de Suisse soignait les bipolars en les gavant de médicaments pour les réduire en pots de fleurs, car ils ne savaient pas ou ne voulaient pas savoir comment les traiter. Ce n’est que récemment qu’ils essaient de commencer à traiter les bipolaires plus efficacement. Essayer ! Quel outrage.
Personne ne nous veut et / ou croit en nous. Les législateurs et autres évitent d’aborder nos problèmes. Pour eux, nous sommes un problème coûteux. La perception est que nous sommes une minorité qui ne peut pas contribuer positivement à la société. En outre, nous sommes une petite partie de la société avec peu de pouvoir de vote, par conséquent, nous n’avons aucun impact politique, donc pas de soutien de la part des politiciens. Je sais que je me répète, mais on ne peut pas le dire assez souvent que si nous vivons dans un monde libre, c’est grâce au leadership d’un bipolaire nommé Sir Winston Churchill. Nous devons changer ces idées préconçues et négatives, nous devons les transformer en idées positives. Seulement, nous pouvons faire la différence, et nous le ferons. Nous avons besoin du soutien d’un grand établissement sur lequel je travaille. Je dois augmenter ma visibilité et ma crédibilité d’une manière ou d’une autre. Fondamentalement, j’ai besoin de tout le soutien que je peux obtenir.
Je suis nouveau dans cet univers de blogs, mais je ne suis pas nouveau en ce qui concerne de me battre en quoi je crois.
Je vis à environ deux heures de Genève où toutes les institutions internationales sont basées. Lorsque nous serons prêts, nous frapperons à leur porte pour présenter notre cas, nos besoins et nos objectifs. Cela va être difficile mais réalisable.

Il est temps d’agir, nous ne pouvons pas vivre et accepter d’être un demi-siècle en arrière du reste du monde.

Paix et sérénité
Lawrence Illoc

2 thoughts on “Les handicapés mentaux vivent en 1963 !

    1. Il faut garder espoir et se battre, rester sur place est reculer. Je conçois tour à fait que l’on se fatigue et que la force nous quitte. C’est pour cela qu’il faut s’accrocher à d’autres, comme moi, et ne pas abandonner. Nous allons arriver à nos fins, si nous le voulons vraiment. Nous devons rester unis. Merci pour votre commentaire et soutien.

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