Les heures sensibles.

Il est environ 18h30. Le crépuscule approche de sa fin, menant le chemin vers l’obscurité.

La nuit n’a pas encore commencé, mais l’obscurité a déclanché les premiers signes d’anxiété. Je ressens déjà un certain malaise. Je sais qu’elle va augmenter et j’essaye d’anticiper en prenant un médicament.

Cette angoisse quotidienne a deux volets ; vais-je avoir une nuit blanche, longue et solitaire ou sera-t-elle hantées par des cauchemars violents ? C’est la même routine quotidienne de raisonnement qui prend place autour de ces heures et qui varie suivant les saisons. Rarement, je me suis dis que je vais avoir un bon sommeil réparateur avec des rêves agréables.

La négativité que ce trouble apporte à ma vie quotidienne est incroyable. Heureusement, j’ai des médicaments et des « médicaments d’urgence » que je peux prendre en cas de lutte intense avec ces sentiments destructeurs.

Je comprends et suis conscient qu’il y a autant de chance d’avoir une bonne nuit comme une mauvaise. Il n’y a rien de compliqué sur ce sujet, mais ces troubles d’anxiété me font toujours pencher vers le négatif. Les démons vont prendre le dessus, et ça va être une autre nuit tortueuse. Mes pensées tournent à mille à l’heure dans mon esprit et ne veullent pas se taire et ceci même avec les médicaments. La méditation dans ces circonstances est inutile, même si je la pratique au début du cycle.

Ce même processus de réflexion tourne en boucle. Je veux aller me coucher, mais j’ai peur. Je ne veux pas me battre et souffrir de nouveau.

C’est incroyable de noter la puissance de la maladie ? A travers ce mécanisme, je m’achemine, parfois près d’un niveau de crise. Le plus désolant est qu’il n’y a rien à faire. Je prends déjà sept différents types de médicaments par jour, et il est exclu que je prenne des somnifères pour deux raisons : premièrement, je ne veux pas ingurgiter plus de poison, et deuxièmement la majorité d’entre eux ne sont pas compatibles avec les médicaments que je prends actuellement.

Pour être franc, cela n’arrive pas tous les soirs. Souvent, je trouve un moyen de désamorcer le processus. Ce que j’ai remarqué, c’est que ces scénarios s’étalent pendant une certaine durée et se succèdent. Ca faisait un assez longtemps que je n’avais pas de nuit épouvantable.

Il m’est impossible de pouvoir contrôler ces situations en temps continue. La volonté et les médicaments ont leurs limites. Ces troubles sont extrêmement puissants et deviennent très rapidement incontrôlables.

Paix et sérénité

Lawrence

 

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