Les matins ne sont pas mon point fort.

Chaque matin est la même chose.

Je n‘arrive pas à me lever !
L’alarme est en “snooze” pendant au moins une demi-heure jusqu’à ce que je trouve un moyen de me sortir du lit.
Je n’ai pas le choix, car je dois conduire mes garçons à l’école. Nous sommes tellement isolés que même le bus scolaire ne passe pas chez nous. Je pourrais les emmener au village et ils prendraient le bus, mais cela n’aurait pas beaucoup de sens, car le problème n’est pas le trajet, mais le fait de sortir du lit et de pouvoir fonctionner.

Des professionnels de la santé m’ont suggéré d’essayer d’avoir un cycle de sommeil régulier qui consiste à se coucher à peu près à la même heure et à dormir au moins huit heures ininterrompues. Faire un effort pour que je me réveille plus ou moins à la même heure en évitant de trop dormir. Le but est d’établir un rythme biologique qui, en théorie, va aider pour mes luttes matinales, en sachant bien évidemment que les vrais coupables sont les médicaments que je prends au coucher, (Seroquel, lithium, Urbanyl pour mon anxiété et un antidépresseur). Le pharmacien m’a demandé comment je pouvais me réveiller avec toutes ces doses massives que je prends. La réponse est la discipline et pas d’excuse, qui était la devise de mon ancien club de MMA.
Je pense que ce serait pire état si je ne gardais pas ce cycle de huit heures.
Il me faut au moins 2 heures le matin pour me préparer et être en bonne condition pour conduire. Depuis que nous vivons ici, je n’ai jamais failli à ma responsabilité et j’en suis fier. Ce qui m’a incité à écrire sur ce sujet, est l’expérience terrifiante que j’ai eue lundi matin sur le chemin de l’école. Ce sentiment est difficile à expliquer. C’était comme si j’étais réveillé, mais en dormant encore les yeux ouverts. Je suis conscient que c’est une mauvaise analogie, mais je ne trouve pas de meilleurs termes pour la décrire.
Pendant que je conduisais, je me giflais pour tenter de me sortir de cet état, malheureusement sans succès, car j’ai dû répéter l’exercice à plusieurs reprises.
Je me suis surpris à la dérive vers la montagne ou le ravin. Inutile de dire que j’ai eu peur, ce qui nous a probablement tous sauvés, car nous sommes arrivés au Collège sain et sauf.

Une fois que je les ai déposés, je suis allé faire une sieste dans ma voiture au centre-ville près de l’église, non pas à des fins religieuses, mais à des fins pratiques, car je ne pouvais plus lutter contre ce malaise. J’ai repris la route en me sentant un peu mieux, mais je ne suis pas rentré chez moi tout de suite, j’ai dû encore m’arrêter et faire une autre sieste.

C’était surréaliste. Je n’étais pas capable de me défaire de cette condition. Le trajet ne fait que dix kilomètres, mais j’avais l’impression qu’il en faisait des centaines. Une fois arrivé à la maison, je me suis couché droit pendant environ quarante-cinq minutes et cette sensation a disparu pour de bon.
Rétrospectivement, j’aurais dû garder les garçons à la maison au lieu de risquer leur vie, mais je suis si conditionné et gérer par mes habitudes qu’il ne m’est même pas venu à l’esprit de rester à la maison.
Ma femme ne pouvait pas les prendre, car elle avait déjà quitté la maison pour aller travailler.

Puis, j’ai creusé dans ma mémoire et je me suis souvenu qu’il y a quatre ou cinq ans, j’avais un problème semblable et récurrent sur les longs trajets, ce qui fait la différence avec l’incident de lundi matin qui lui était sur une courte distance. Je ne pense pas qu’ils soient liés, car j’étais sous un traitement différent à l’époque, mais il y a toujours une probabilité que certaines molécules soient similaires. Une fois, je me suis même endormi et j’ai heurté le flanc de la montagne ce qui a fortement endommagé mon 4×4, ce qui n’est rien, car l’alternative était de tomber dans le ravin et d’en mourir.
Ce n’était pas encore mon heure …

La leçon, de ce lundi m’a rappelée que rien n’a plus d’importance que la vie de nos proches ainsi que celles d’autrui. Et qu’il ne faut pas être aveuglé par les « choses apparemment importantes”.  Comme avoir cinq ou dix minutes de retard, manquer un jour au travail ou d’école ne sont pas cruciaux dans la vie dans son ensemble. Ce sont de petites choses qui très souvent n’ont aucun impact sur le long terme.
À partir de maintenant, je vais essayer de prendre du recul et de faire le bon choix, quand je me retrouve dans un état d’esprit inhabituel.

Paix et sérénité

Lawrence

 

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