Les déclancheurs.

L’article d’Ashley de Mental Health @ Home sur la gestion des déclencheurs m’a inspiré à écrire ce post.
Malheureusement, je n’ai pas de réponse à la question d’Ashley concernant les stratégies qui pourraient aider à gérer les déclencheurs, mais j’ai une multitude de questions ouvertes concernant les déclencheurs.
Je suis tout à fait sûr que tous les humains ont des déclencheurs, mais pourquoi nous affectent-ils autant ?
Je partagerai avec vous mes expériences avec ces déclencheurs que je ne sais toujours pas bien gérer même à 53 ans. Je suis à l’affût depuis des années, pour essayer de les découvrir ; leur nature et ce qui se passe dans notre cerveau quand on est affecté, comment puis-je bien les gérer ? J’ai échoué sur ces trois pans sauf pour un, le seul déclencheur que j’ai pu identifier. Je ne parle pas de phobie de la foule. Je parle des déclencheurs subtils, ceux qui vous retournent comme un hamburger.
Le déclencheur que je viens de mentionner se manifeste lorsque les gens parlent dans une zone confinée et que le ton monte. La plupart du temps, 9 sur 10, ça se passe pendant les repas où tout le monde est ensemble ou dans la salle familiale quand la télé est allumée, et que les personnes parlent en même temps. J’ai l’impression que ma tête est sur le point d’exploser et de changer d’humeur instantanément, je deviens agité et agressif, et je dois quitter la pièce immédiatement et aller dans ma chambre. Ce changement d’humeur ne dure pas longtemps et n’a jamais eu un impact substantiel.
J’essaye d’analyser mon humeur depuis plusieurs années. J’essaye aussi de chercher des dénominateurs communs, mais je ne vois aucun point commun entre les déclencheurs. Le sentiment le plus étrange est quand un déclencheur me frappe, je n’arrive pas l’identifier sur le vif, ce qui rend les efforts de rationaliser ce phénomène futiles. Ce qui me rend dingue, c’est que je suis sûr qu’ils partagent tous quelques choses en commun et je ne peux pas l’identifier.
Il y a deux situations que j’ai découvertes récemment qui sont des sources significatives de déclencheurs. Le premier est de regarder des films ; classique, vieux, nouveau peu importe le fait de regarder un film est très susceptible d’activer un déclencheur, il est impossible de cibler une catégorie spécifique de films, c’est entièrement aléatoire. C’est profondément troublant pour ma famille et pour moi, car je ne veux rien regarder par peur d’être déclenché ce qui m’éloigne encore plus d’eux, et c’était un passe-temps précieux partagé avec mon épouse, nous étions et sommes passionnés par le cinéma. Cette maladie détruit tout. La seconde est la musique que j’ai tant aimée. J’ai même arrêté de jouer de la guitare par peur de devoir faire face à un autre changement d’humeur. Tout cela est très nocif pour tout le monde dans le ménage, et pas seulement pour moi.
J’espère vraiment qu’un jour quelqu’un trouvera comment cibler et gérer ces déclencheurs très dangereux. Ils sont réels, car la plupart d’entre nous en souffrent, donc puisqu’ils sont réels, il doit y avoir un moyen de les identifier et de les trouver.

Paix et sérénité

Lawrence

 

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